Ce que m’a appris 2016

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Bonsoir ici !

Je dois avouer que je n’ai pas vu passer les dernières semaines. Entre le coup de bourre de fin d’année au boulot, les fêtes en famille et la reprise sur les chapeaux de roues, je n’ai pas vraiment eu beaucoup le temps de me poser. Je ne m’en plains pas, au contraire. J’aime (aussi) quand ça bouge !

Pour vous la faire brève, j’ai eu l’idée de ce post la semaine dernière, tandis que je remettais pour la première fois les Prix d’Excellence de la Beauté Marie Claire, un événement généralement très attendu dans l’industrie de la beauté puisqu’il consiste à mettre en lumière les produits et les marques les plus innovants et les plus efficaces de l’année. Tout cela testé et approuvé par un jury d’expertes beauté internationales -dont des journalistes françaises de magazines concurrents- dans lequel j’ai eu l’honneur d’oeuvrer en 2016.

Je ne vous raconte pas le stress qui a commencé à monter gentiment dès dimanche soir, pour trouver son apogée le mercredi suivant, au moment de monter sur la scène du Pavillon Cambon devant… je ne sais combien de personnes. J’ai préféré ne pas compter.

Paradoxalement, on m’a souvent fait remarquer, les jours et mêmes les heures précédents la remise des Prix, à quel point je paraissais zen. Ce qui n’était évidemment pas (vraiment) le cas. Néanmoins, pour une première, je dois avouer que j’ai moi-même été surprise par mon calme -relatif.

Je crois que 2016 m’a beaucoup appris à ce niveau.

Il faut dire qu’après un changement de job durant le dernier trimestre 2015, j’ai remis ça à l’été 2016. Et je peux vous dire que trouver sa place quasiment coup sur coup dans deux boites différentes, sur deux postes challengeants, est une sacrée gymnastique. Je ne vous parle même pas de la construction sécurisante de nouveaux repères (transports, horaires, outils de travail, administratif…), à rebâtir intégralement en quelques mois. Rien de bien grave, d’autant plus qu’il s’agit d’un choix de ma part, mais il m’a fallu respirer par le ventre plusieurs fois d’affilée (et boire des coups avec le chéri et les copines) pour éviter de flancher à certains moments.

Après six mois d’acclimatation à ma nouvelle vie, je peux cependant dire que je ne regrette rien.

Mieux, je me félicite chaque jour de m’être écoutée.

Tellement mieux qu’une photo 👌🏻 Merci @yohannpropin pour ce dessin express en moins de 5 mn #pressday @pierre.fabre.group

Une photo publiée par Elodie Bousquet (@elodiebousquet) le

C’est difficile de s’écouter -vraiment. Encore plus aujourd’hui où nous sommes tous ultra connectés les uns aux autres. Dans le cas d’un changement de job (qui plus est rapide), comme dans d’autres contextes tels qu’une union ou même lorsqu’il s’agit de l’éducation des enfants, nombreux sont ceux qui y vont de leur avis très avisé (ou pas) et de leurs projections. Il est bon de les entendre, de les laisser venir à soi. Il est également nécessaire de savoir fermer les écoutilles et de se recentrer pour discerner le fantasme -le sien, celui des autres-, de la réalité. Parce que seul(e) le principal intéressé est capable de savoir ce qui lui correspond vraiment, peu importe la conjoncture, peu importe les « on dit » et le lot d’exemples qu’ils charrient.

S’écouter, c’est aussi se faire confiance. Et se faire confiance suppose… de se connaître. En 2016, j’ai appris à beaucoup mieux me connaître : avec mes qualités, pas faciles à appréhender de prime abord -à la maison, on m’a plutôt appris la modestie- mais aussi avec mes défauts.

Prendre conscience de ces derniers, ce n’est pas s’en libérer mais c’est déjà les apprivoiser et donc mieux les gérer au quotidien. Les découvrir, apprendre à les accepter sans les juger, cela a aussi été pour moi la possibilité de mettre à distance le « syndrome de la première de la classe ». Un bon moyen de faire redescendre la pression et la culpabilité -de ne pas être assez, ou, à l’inverse, d’être trop…-, qui a longtemps été une constante chez moi.

Se connaitre, c’est aussi savoir où se trouvent et surtout quelles sont ses limites. C’est donc s’affirmer. C’est dire « Stop », « Non » voire même « Au revoir » sans plus se torturer. C’est aussi apprendre une certaine forme d’humilité : non, tout ne vient pas ou ne dépend pas de soi. Il y a aussi l’autre. L’autre et son histoire, l’autre et son besoin d’amour / de reconnaissance / de pouvoir etc. L’autre et son habit… qui ne fait pas le moine, loin de là.

Vous l’aurez sans doute compris, si 2015 m’avait laissée épuisée et déboussolée, 2016 m’aura beaucoup apaisée, et en partie délestée de vieux complexes.

En 2016, j’ai également appris à :

-Consommer moins mais mieux : avec Mister T, par exemple, nous sommes définitivement passés aux commerçants de quartier pour tout ce qui est pain, viandes, poissons et légumes, épaulés dans le même temps par La Ruche qui dit Oui, avec une commande de produits frais et locaux tous les 15 jours environ. Cela a un coût mais nous nous ne reviendrions pas en arrière désormais. La qualité, le goût surtout, sont bien là. De plus, cette nouvelle façon de consommer nous a permis de revoir notre alimentation au global, d’intégrer de nouveaux produits à nos repas (plus de légumes, légumineuses, céréales et oléagineux), d’apprendre à cuisiner différemment. Terminé les pâtes à toutes les sauces les soirs de flemme !

-Dans la même veine, j’achète moins de vêtements. Ou plutôt, j’appréhende bien mieux mes séances de shopping. Je sais de plus en plus ce qui me va et surtout ce qui ne me va pas ! Je sais également vers quelles enseignes me tourner pour un rapport qualité-prix satisfaisant. Je vous en avais déjà parlé, je suis une inconditionnelle de COS depuis plusieurs années. Je pioche également de temps en temps chez & Other Stories ou Sézane. J’apprécie Petite Mendigote au rayon maroquinerie, Bobbies pour des chaussures qui changent, Uniqlo pour les basiques comme les sous-pull Heattech, les vêtements « Indoor » et autres doudounes Ultra Light. Je renouvelle chaque année mon stock de collants opaques chez Marks & Spencer et, la seule fois où j’ai mis les pieds chez H&M cette année, j’y ai acheté une barrette pour cheveux et 5 paires de chaussettes.

Première commande @laruchequiditoui pour environ 30 euros #Locavore #laruchequiditoui 😋

Une photo publiée par Elodie Bousquet (@elodiebousquet) le

-Après une année à 100 à l’heure, j’ai aussi appris à freiner et à revenir aux fondamentaux de ce blog : prendre du temps pour moi. J’ai redécouvert le plaisir de la lecture (autre que celle de l’actualité) cet été. Mais aussi celui de la cuisine (cqfd). Mister T et moi prenons également beaucoup de plaisir à chausser nos baskets dès que le temps et le lieu s’y prêtent. À nous les grandes balades et autres petites randonnées pour se retrouver (et res-pi-rer), nos portables au fond du sac !

-J’ai décidé de prendre du temps pour les autres… C’est à dire, soigner et entretenir mes amitiés, anciennes ou plus récentes, que j’ai parfois délaissées sans m’en apercevoir. Un verre, un dîner, un thé ou tout simplement un sms, une pensée. Parce que même les plus fidèles des amis ne sont jamais acquis.

-A contrario, j’ai commencé à me défaire naturellement de tout ce qui me pesait et dont je n’arrivais pourtant pas à me détacher jusque là : fringues usées, produits de beauté accumulés « pour tester » mais jamais ouverts, meubles et autres éléments de déco qui ne me donnaient aucun plaisir… Sans parler de quelques relations insatisfaisantes rangées aux oubliettes.

Surtout, en 2016, j’ai appris qu’il n’y avait pas de hasard, seulement des rencontres. Et surtout, ce qu’on en fait.

Sur ce, je NOUS souhaite une très belle et joyeuse année 2017 !

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3 commentaires

  1. Super article! J ai revu également cette année mon mode de consommations…je privilégie la qualitee à la quantitée. Que ce soit en terme de nourritures, de fringues, de meubles, de bijoux…etc
    Et si c est fabrication française c est un plus. J ai avec l arrivée de mon bébé, fait beaucoup de tris dans mes placards pour libérer de la place! Et ça fait du bien…
    Et je n ai jamais regrette de m être séparé de telles ou telles fringues.

    Tu es courageuse d avoir changé en quelques mois 2 fois de boulot…avec tout les changements que ça implique!
    sortir de sa zone de confort fait du bien et rebooste. On devrait s’écouter davantage et s en donner les moyens.
    Ce que je n’ai pas encore réussi à faire sur le plan professionnel…peut être en 2017!

  2. Une très belle année 2017 à toi Elodie que tous tes rêves se réalisent!

    Ton article est plein de bon sens et de générosité!

    Bonne continuation à toi!

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