Qu’est-ce que vous achetez pendant les soldes ?

Ce matin, je me suis rendue compte que les soldes n’ont plus du tout le même effet sur moi que ce qu’ils pouvaient avoir il y a quelques années.

À l’époque, je gagnais moins bien ma vie, mais surtout, j’avais tendance à l’achat compulsif. De fait, cette période ressemblait pour moi à une vaste orgie, les prix bas décuplant ma boulimie consumériste.

La plupart du temps, je ne retirai pourtant que peu de satisfaction de mes acquisitions. Je ne compte plus le nombre de fringues portées une fois ou deux seulement. Ou tout simplement renvoyées manu militari après un essayage sommaire mais plus tranquille chez moi. Sur le moment, pourtant, il avait fallu que j’achète cette veste, cette robe, cette paire de chaussures, ces trois tasses à thé dont je n’avais absolument pas besoin, comme hypnotisée par le rabais que je « gagnais » et qui, de fait, m’autorisait à ne pas « me priver ».

Est-ce l’âge, les soldes flottants et ventes privées toute l’année, la psychothérapie ou les trois à la fois qui m’ont transformée ? Le fait est que ces deux dernières années, j’ai naturellement revu mon approche de la démarque.

De manière générale, j’achète beaucoup moins (tous rayons confondus), mais, je crois, mieux. Plus durable en tout cas. Je fais davantage attention aux matières, à la coupe, à la provenance, à la qualité dans son ensemble. Et, surtout, j’évite d’accumuler plusieurs exemplaires d’un même produit. Il m’a fallu du temps pour l’admettre mais je n’ai définitivement pas besoin de 20 paires de chaussettes, 35 culottes et 42 robes.

Pour rationaliser ma relation aux choses je trie beaucoup plus souvent, appliquant deux règles, dont l’une directement piquée à Marie Kondo, prêtresse nippone du rangement : si ça ne te procure plus de plaisir, de joie, de ravissement, jette. La deuxième étant : si tu ne l’as pas porté / ne t’en es pas servi depuis plus d’un an, jette.

De fait, mes achats sont beaucoup plus posés et réfléchis. Là où autrefois j’achetais pour finalement « ajouter » à mes collections (parce qu’à ce stade, je crois qu’on peut parler de collections), désormais, j’achète surtout pour « remplacer ».

Durant ces soldes d’hiver, j’ai donc racheté : une paire de bottines en cuir (après m’être séparée de vieilles Clarks usées), une paire de bottes de pluie Méduse (après m’être séparée, à contrecoeur certes, d’une paire offerte il y a peu mais pas du tout à ma taille, ce qui faisait que je ne les portais jamais…), un gilet noir (un basique qui manquait à ma garde-robe), une « petite » veste noire (idem), deux T-shirt d’intérieur en coton Uniqlo, 5 paires de collants opaques Dim et une poêle à frire à bords hauts -oui c’est précis.

J’aurais aimé trouver une ou deux robes pour la mi-saison chez COS, mon enseigne favorite pour ce type de vêtements, mais rien ne m’a plu à ce jour. C’est ma troisième règle : avant d’acheter, je me demande toujours si cela me plait vraiment, si je le porterais / m’en servirais souvent. Au besoin, je me donne 24 h avant de valider mon panier virtuel, manière de voir s’il me fait toujours envie le lendemain. Ou je repose le cintre et repasse plus tard en magasin.

Pour l’heure, rien d’autre sur ma liste de courses, hormis deux portes de placard sur mesure. Pas de bol, ce ne sera pas soldé.

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