Parfum : avez-vous trouvé votre signature olfactive ?

Avec la rentrée, je me suis remise à porter du parfum. L’été, j’aime bien laisser ma peau nue. Entre les odeurs de crèmes solaires et de produits après-soleil plus ou moins copieusement dosés en monoï, agrumes et autres molécules sucrées, mon nez sature vite.

En début de semaine dernière, j’ai testé l’une des « consultation olfactive » dispensées dans les boutiques du parfumeur Frédéric Malle. Pas besoin de RDV, il suffit de pousser la porte d’un des trois points de vente des Editions de Parfums à Paris et de répondre au questionnaire des conseillers. Après avoir déterminé quelles odeurs et matières ont généralement mes faveurs et, a contrario, identifié celles qui m’insupportent au travers d’une série de questions simples, j’ai pu sentir, sur mouillette d’abord, une sélection de quatre fragrances (pour ceux et celles qui n’habitent pas la capitale, il existe aussi un questionnaire en ligne -plus succinct, mais qui peut offrir quelque pistes, les odeurs en moins).

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Après avoir éliminé directement l’une des propositions (Noir Épices, pour ne pas le citer, extrêmement beau mais trop costaud pour moi), j’ai pu sentir les trois autres parfums vaporisés tour à tour dans une colonne olfactive, laquelle permet d’apprécier la création telle qu’on en sentirait le sillage dans la rue, sans qu’elle soit parasitée par le PH de la peau ou l’odeur de la mouillette. De quoi me faire faire une croix sur Musc Ravageur, un joli parfum de peau un brin trop animal à mon nez, puis, après un dernier test, sur peau cette fois, Iris Poudre, un iris rond et chaud, ni âcre ni poussiéreux.

C’est finalement pour Portrait of a Lady que j’ai eu un coup de coeur. Une sublime rose turque mâtinée de benjoin, cannelle, santal, musc et patchouli créée par Dominique Ropion (également à l’origine d’un des best seller de la marque, Carnal Flower, une radieuse tubéreuse qu’il faut absolument sentir pour les amateurs !).

Un parfum pour « quelqu’un qui a quelque chose à dire », m’a-t-on soufflé. Un choix surtout logique, après réflexion, quand je me remémore ma passion adolescente pour le patchouli (j’ai vidé je ne sais combien de flacon de l’eau de toilette éponyme de Melvita) suivie de mon adoration pour Loulou de Cacharel, un oriental floral aux notes de benjoin et de musc éclipsé du jour au lendemain par les notes vertes de Philosykos de Diptyque. Quant à la rose, longtemps boudée, j’ai finalement appris à l’aimer il y a peu, d’abord grâce à La fille de Berlin de Serge Lutens, puis avec Miller Harris dont la Rose en Noir, délicatement poivrée, m’a accompagnée durant tout 2014.

Autant de signatures olfactives associées à diverses époques de ma vie.

image3Autre coup de coeur parfumé de la rentrée : la dernière variation du mythique Chanel N°5, L’Eau. Je ne suis pas vraiment une habituée de la maison en matière de parfum. Généralement, je me tourne plus volontiers vers la parfumerie dite « de niche », les grands classiques tels que le fameux N°5, mais aussi toute la panoplie des Trésor de Lancôme, Miss Dior / J’adore de Dior ou encore les intemporels comme L’Heure Bleue ou Mitsouko de Guerlain me donnant l’impression d’un vêtement trop grand pour moi, trop lourd à porter.

Cette variation d’Olivier Polge, la cinquième du N°5 donc, est une franche réussite à mon nez. Des agrumes (la mandarine, subtile, fizze à peine en note de tête), de la rose (non pas sombre ici, mais fraîche, presque cristalline), du jasmin et de l’ylang ylang pour plus de chaleur, le tout sur un fond de cèdre, musc et vétiver qui s’accroche longtemps sur la peau. Je l’imagine très bien sur un pull en cachemire cet hiver, une écharpe en laine, en touche derrière l’oreille ou le creux du poignet. Je pense l’alterner avec Portrait of a Lady, lequel m’a déjà valu des tas de compliments -on m’a même arrêtée dans la rue pour en connaître le nom, c’est dire…

Et vous, quel est votre parfum ? Y êtes-vous fidèle ou comme moi, changez-vous de parfum selon l’humeur ou les époques de votre vie ? S’il vous plait, racontez-moi vos histoires parfumées ! Je pourrais en discuter des heures.

 

 

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4 commentaires

  1. Ah, j’ai envie que tu me fasses sentir ton «Portrait» à l’occasion! Et j’adorerais tenter l’expérience que tu racontes en début de post. Peut-être dans quelques mois… Je ne me sens pas de tout chambouler pour le moment – je vais rester sur le Jardin sur le Toit d’Hermès que je porte depuis ce printemps. On verra cet hiver pour la suite ?

    1. Si tu testes la consultation olfactive, embarque Greg ! Etant donné notre discussion l’autre soir, je suis sûre que ça lui plairait (il y a de belles « Colognes » très fraîches). Les jardins d’Hermès sont de jolies réussites. Je mettrai Portrait pour rencontrer n°2, comme ça tu le sentiras 😉

  2. waouh ! j’admire ton esprit aventurier….. Moi je suis une fidèle de Shalimar depuis pffff….. très longtemps, parfois je me dis que ça fait trop longtemps et chaque fois que je tente un changement je reviens au galop vers mon Shalimar ! L’été je lui fait quelques infidélités avec une Aqua Allegoria, mais je retourne très vite dans son giron.
    Mes collègues m’ont surnommée Madame Shalimar (je n’ai rien d’une danseuse indienne).
    Alors je suis toujours curieuse des découvertes et des nouveautés pour les autres !

  3. Pendant des années j’ai porté Nina de Nina Ricci. Mon dernier coup de coeur olfactif est l’eau fraîche parfumée à la fleur de figuier Roger et Gallet. J’aime me parfumer toute l’année avec ce jus frais et gourmand! J’ ai également un petit faible pour l’eau de toilette Roses de Chloé! J’apprécie aussi beaucoup les parfums Rose Pompon et l’eau d’Hadrien d’Annick Goutal!

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