Allergie au soleil : mes conseils pour soulager la lucite estivale

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Cette année, je ne me suis pas assez méfiée sur la plage. Une semaine après notre arrivée en Corse, le vent s’est levé et a soufflé plusieurs jours durant, nous empêchant de planter notre parasol dans le sable.

Je n’ai pas senti le soleil qui tapait. Avec l’air, il faisait même plutôt « bon ». Je n’ai tout simplement pas réalisé que je grillais. Doucement mais sûrement. Bien sûr, avant de m’allonger face à la mer, j’avais pourtant consciencieusement enduit le moindre centimètre carré de peau nue d’un SPF 50.

Sauf que : je n’ai pas renouvelé l’application APRES la baignade ce jour-là. C’était la fin de l’après-midi, je ne sentais pas vraiment la chaleur sur ma peau… Et paf ! En rentrant ce soir-là, j’ai immédiatement reconnu les symptômes : sensation de peau échauffée, démangeaisons. Des petits boutons et quelques plaques rouges légèrement en relief ont commencé à apparaître sur mes épaules, mes avant-bras et mon décolleté, les zones de prédilection de la lucite estivale, une allergie au soleil très commune puisqu’elle touche chaque année jusqu’à 20% de la population du nord de L’Europe, les femmes de 15 à 40 ans en majorité, (plus on avance dans l’âge, plus la réaction allergique s’amenuise, jusqu’à parfois totalement disparaitre, m’avait notamment expliqué Michèle Sayag, allergologue).

A quoi est-elle due ? Principalement aux UV (et notamment aux UVA, responsables du vieillissement cutané et plus difficiles à bloquer que les UVB, responsables du fameux « coup de soleil ») qui entrent massivement en contact avec la peau à la belle saison.IMG_0823

Me sachant sujette à ce type d’allergie solaire depuis belle lurette, j’ai appris à m’en prémunir. Avant chaque départ au soleil, j’entame une cure de compléments alimentaires riches en bêta-carotènes et anti-oxydants de type Oenobiol solaire ou Doriance, au minimum 15 jours avant la première exposition.

Etant très pâle, je mise uniquement sur des produits solaire SPF 50, laits, sprays ou huiles avant chaque sortie -même pour une simple balade au marché. Occasionnellement, en fin de séjour, si j’ai réussi à dorer un peu, j’emprunte la protection SPF 30 de Mister T. (lequel me pique un peu de SPF 50 les 2-3 premiers jours d’exposition. De quoi habituer sa peau au soleil progressivement, même si son teint méditerranéen bronze très facilement). Evidemment, sur la plage, le parasol est mon meilleur allié. Je peste encore d’avoir cru une seule minute pouvoir m’en passer !

Trop tard, le mal était fait. Pour soulager les démangeaisons (le plus inconfortable à vrai dire), j’ai immédiatement pris une douche fraîche. Après quoi je me suis généreusement tartinée de produit après-soleil hydratant et apaisant, Photoderm après soleil SOS pour ne pas le nommer -pour ce genre de problématiques dermato, je fais confiance les yeux fermés aux marques de parapharmacie telles que Bioderma, Avène ou La Roche-Posay. J’ai d’ailleurs renouvelé l’application autant de fois que j’en ai ressenti le besoin. Mon conseil : ne lésinez pas sur la quantité de produit, cela permet à la peau de rester souple et évite ainsi la sensation d’échauffement.

Pour maintenir l’effet fraîcheur entre deux applications d’après-soleil, je me suis également copieusement aspergée d’eau thermale Avène. Là encore dès que le besoin s’en faisait sentir.

IMG_0951Enfin, last but not least, j’ai gobé un anti-histaminique (demandez conseil à votre pharmacien concernant la posologie, généralement 1 comprimé / jour) qui a eu pour effet de calmer rapidement le prurit.

Une fois l’incident circonscrit, il ne reste pas grand chose à faire hormis « attendre que ça passe ». Pour cela, navrée de devoir vous le dire, mais exposition interdite pendant au moins 48h. Nous avons donc boudé la plage durant deux jours, préférant le maquis et les randonnées ombragées.

Quant au reste du séjour, je l’ai passé sous le parasol, crémée des pieds à la tête avec le Spray Hydratant Resisto très haute Protection FPS 50+ de Garnier (spécial kids, texture bien couvrante, il faut ce qu’il faut…) avec une application renouvelée toutes les 1h30 pour ne prendre aucun risque. Et ça a fonctionné, pas l’ombre d’une récidive de lucite !

Si vous êtes vous aussi sujets(tes) aux allergies solaires, je suis preneuse de vos conseils, avant, pendant et même après l’exposition ! N’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

 

 

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9 commentaires

  1. Tu as dit tout ce qu’il y avait à dire!
    La première fois que ça m’est arrivé, j’étais aux Etats-Unis avec une amie, et en Louisiane, j’ai eu de grosses démangeaisons sur les pieds! A l’époque je ne savais pas ce que c’était et je n’ai donc rien fait.
    Depuis, je prends aussi des petites pilules préparatrices de bronzage et je ne me mets plus au soleil….

    1. Il faut absolument que je teste l’homéopathie à ce sujet ! Je n’y avais pas pensé -alors que mon homéo toulousaine m’a grandement soulagée question eczéma et angines à répétition. Je vous en reparlerai 🙂

  2. Je trouve que la gamme de produit solaire Esthéderm est très efficace et limite les risques d’allergie. Je laisse poser 10 minutes le masque Avène, je dépose des kleenex imbibés d’eau thermale dessus. J’utilise le sérum Advanced Night Repaire d’Estée Lauder sur le visage et le décolleté également en cas de coup de soleil.

    1. J’adore le masque Avène et l’ANR d’Estée Lauder -j’en utilise un peu chaque matin pour fluidifier mon fond de teint et booster l’hydratation de la peau. Côté solaires, l’huile Esthéderm a été un peu trop juste pour moi (soleil normal à fort) mais top pour Mister T. Et cette odeur… j’en suis dingue !

  3. J’ai testé une année la photothérapie : aussi contraignante qu’efficace.
    Le principe : des séance d’uva en cabine chez le dermato, tous les 2 jours d’une durée croissante ( de 1 minute à 10 minutes à la fin du traitement d’un mois), autant dire qu’il faut trouver un praticien à côté de chez soi sinon c’est mission impossible!
    Sinon, mes dermato me recommandent Oxelio plutôt qu’oenobiol et autres(moins cher et mieux dosé)

    Merci pour le billet et les conseils!

  4. Habituée de la lucite, je suis très déçue cette année par ma Bioderma qui n’a rien protégé du tout alors que la garnier sensitive a bien fait son boulot ! Une bonne couche de cicalfate fait toujours du bien sur les plaques ou du bepanthen sensicalm. Bonne journée !

    1. Garnier, même pas 10 euros au supermarché corse du coin, même combat 😉 Et elle a très bien fait le boulot (mais bon, côté plaisir d’application, on repassera, sans parler des traces blanches… Au moins ça protège !). Equivalent de Cicalfate très apprécié ici pour les petits bobos divers et variés : Dermalibour d’A-Derma.

  5. Bonjour ! Je confirme les propos de LISE. La « pU.V.A.thérapie » a été pour moi le seul moyen de me débarasser de la lucite estivale. Traitement contraignant certes, mais très éfficace !
    Les crèmes solaires restent le meilleur moyen de se protéger des UVB lorsqu’elles ont un très fort indice de protection. Respectez à la lettre les conditions d’utilisation préconisées par les laboratoires (seule condition pour une protection optimale de votre peau), si vous aimez lézarder au soleil ! Pensez à votre peau Mesdames… et aux séquelles que le soleil laissera sur elle si vous ne la protégez pas (rides… et fastidieuses tâches qui ne feront que s’accentuer avec l’âge … HELAS !)
    Alors un conseil encore : ECRAN TOTAL TOUTE L’ANNEE, MEME L’HIVER si vous voulez conserver une belle peau ! A vos tubes les filles !

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