Prodigieusement châtain

C’est la conclusion après deux mois: je ne suis pas faite pour être blonde. Non pas que mon blond ait mal vieilli, ni que je me sois lassée. Juste, en me regardant dans l’ascenseur le matin, je me sentais un peu à côté vous voyez.

Dimanche dernier, je suis donc repassée au presque châtain. « Presque », parce que sur la boite de la coloration utilisée, il est écrit « blond foncé ». « Blond foncé », ma couleur naturelle d’après les coloristes parisiens. Dans ma campagne toulousaine, les coiffeurs m’ont toujours dit « châtain ».

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En un peu moins d’une heure, je suis donc redevenue moi. Cela faisait un bail. Dix ans que je m’étais perdue de vue entre le henné, le roux, l’auburn et puis le blond. Les retrouvailles avec mon reflet dans le miroir m’ont laissée quelques minutes circonspecte, puis finalement soulagée.

Du coup, j’ai décidé de m’octroyer quelques soins de luxe pour bichonner ma nouvelle chevelure. D’où une sacrée commande sur le site du coloriste de Cathou (Deneuve), Christophe Robin, dont la marque éponyme de produits capillaires est n°1 dans mon coeur. Il y a d’abord ce masque régénérant intense à l’huile de figue de barbarie, le meilleur que j’ai testé à ce jour. Sans silicones, sans parabènes ni SLS, il sent divinement bon et répare les cheveux dès la première application. Le pot dure longtemps, j’en utilise l’équivalent d’une grosse noix pour mes cheveux mi-longs, une fois par semaine à minima. De même, je ne saurais que trop vous recommander le scrub au sel marin de la même marque. En fonction de mon degré de stress, j’ai parfois des irritations au niveau du cuir chevelu ; je n’ai à ce jour pas trouvé mieux pour l’apaiser. Après utilisation, les cheveux sont aériens en racines et surtout, ça ne démange plus là-haut.

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Quant à la coloration, pour celles à qui le résultat pourrait plaire, j’ai donc opté pour la teinte « Lin » de la gamme Prodigy de L’Oréal Paris. C’est la deuxième fois que  j’utilise cette coloration (la première, j’avais opté pour la teinte « Byzance », sorte de blond foncé doré). J’aime beaucoup la palette de couleurs, toutes les nuances paraissent très naturelles. L’application est facile également, il suffit de suivre la notice, tout est très bien expliqué. Les gants sont fournis, la spatule pour mélanger aussi et le temps de pose est de seulement 30 minutes. Last but not least, le produit sent plutôt bon et pas trop fort -une prouesse au rayon de la colo chimique.

Et vous, vous êtes-vous déjà trompé(e) de coupe de cheveux ou de coloration au point de ne plus vous reconnaître? Racontez-moi, je suis curieuse.

PS. Ce post est aussi tagué dans la catégorie « Beautythérapie », CQFD 😉

 

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Qui a déjà osé le peeling?

 

J’avais donc bien avancé ce post jusqu’à ce que mon nouvel ordi fasse des siennes avec la connexion Internet. Une semaine que je m’échine à passer les plats entre ma précédente machine -six ans de vie, brave bête- et la nouvelle. L’occasion de me perdre des soirées entières dans les méandres de ces dernières années, au travers de photos et autres documents oubliés. Voyez, c’est donc la faute à la pomme si je ne passe plus si souvent ici. Blague à part, je commence à peine à appréhender mon nouveau rythme de vie -croyez-moi, 20 minutes de transport en plus matin ET soir, ça vous explose une routine.

Tout cela pour dire que je m’étais tout de même promis de partager avec vous mon expérience du premier peeling, laquelle remonte à novembre dernier. C’est loin, et près à la fois. L’avantage, c’est qu’aujourd’hui j’ai un peu de recul épidermique pour vous donner mon avis sur cette technique radicale de rénovation de la peau.

En novembre donc, j’affichais grise mine. D’une part, le farniente corse était déjà bien loin. D’autre part, quelques changements imminents me chiffonnaient  -l’esprit et la mine. Deux-trois boutons avaient pris l’habitude de squatter mon menton. Mon front, déshydraté, affichait des irrégularités. J’avais eu beau changer de routine de soin, m’appliquer à utiliser divers sérums et masques, ma peau faisait la gueule boudait. Aussi, quand Stina, RP Thalgo à la peau aussi fine et même plus pâle que la mienne m’a proposée de tester le soin peeling rénovateur M-Ceutic* de la marque, j’ai dit oui. Son test à elle me semblait concluant au vu de son teint clair et de ses joues rosies.

Attention, sieste impromptue

Au spa Villa Thalgo, situé près de Trocadéro, c’est Camille qui s’est occupée de moi. Après m’avoir posé plusieurs questions sur mes habitudes beauté et la sensibilité de ma peau, un diagnostic essentiel pour doser le soin, cette dernière m’a expliqué le déroulé du peeling composé de trois actifs dermatologiques bien connus: acide salicylique, acide ascorbique et acide malique. Etant donné qu’il s’agissait de mon premier soin de ce type, que ma peau n’était pas dans un état si catastrophique, et que j’ai quelques antécédents d’eczéma sur le front, nous y sommes allés molo: peeling grade 1, costaud mais pas trop. Juste de quoi retrouver de l’éclat et gommer les cellules mortes incrustées.

Je serais aujourd’hui  bien incapable de vous débriefer le soin par le menu. Allongée sur une large table de massage chauffante, couverte par d’épaisse serviettes, les yeux clos dans la cabine à la lumière bleutée et à la douce musique zen, je crois bien m’être endormie. C’est vous dire si c’était bien.

Je me souviens tout de même de l’application du peeling, un produit huileux contenu dans une ampoule qui a très légèrement picoté mes joues. Après  quelques minutes de pose, Camille a rincé le tout à l’aide d’un lait frais plutôt que de l’eau, « pour casser l’activité du produit » en douceur. Pour apaiser la peau, j’ai ensuite eu droit -je crois- à un masque réconfortant, lequel a posé plusieurs minutes. Et puis un massage des mains, un soin apaisant appliqué en association avec un léger modelage du visage et… C’était déjà l’heure de partir.

Teint plus lumineux, imperfections en voie de disparition…

En passant aux toilettes, encore engourdie par ces 55 mn de béatitude, j’ai cru à une hallucination en croisant mon reflet dans le miroir. J’avais le teint glowy, soit aussi healthy et brillant que celui d’une mannequin après un subtil makeup en backstage. Sauf que je ne portais pas de maquillage.

Dans les semaines qui ont suivi, malgré des pores bien plus resserrés, encore deux-trois boutons ont osé se montrer, puis plus rien. Côté soins, ma peau buvait littéralement tout ce que je lui apportais, masque, crème, sérum… De fait, n’hésitez pas à mettre la dose en termes d’hydratation dans les semaines qui suivent. De même, utilisez un écran total -même par temps couvert- pendant au moins 7 jours, la peau étant comme « à nue ».

Et la suite justement? Et bien d’après Camille, pour mon type de peau, less is more. Deux soins de ce type par an grand maximum peuvent être envisagé, aux changements de saison par exemple. Pour des peaux plus épaisses et marquées, des cures sur mesure en trois séances peuvent être prescrites.

Côté entretien, un gommage enzymatique une fois par mois est une bonne alternative (je ne saurais vous vanter les mérites des dits produits chez Payot et Guinot, testés et approuvés de longue date). Thalgo propose également des ampoules rénovatrices à utiliser en cure de 7 jours pour un coup d’éclat non négligeable. Je ne les ai pas encore utilisées, je verrai cela au printemps -et vous en dirai des nouvelles.

*Spa Villa Thalgo, soin rénovateur radical M-Ceutic, 55 minutes, 110 euros.

 

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Le jour où je suis devenue blonde

C’était la veille de l’après. Le 12 novembre.

Quelques jours auparavant, je me souviens avoir pensé qu’il était temps de rafraîchir ma coupe, histoire d’être présentable à mon nouveau boulot. Au téléphone, je me suis entendue dire: « Alors ce sera pour une coupe. Et une couleur ». J’ai raccroché, pas vraiment sûre de mon coup.

Je n’avais rien « fait » à mes cheveux depuis le mois de mai. Sous le soleil corse de cet été, ils avaient blondi. Je les y avais un peu aidé avec la gelée éclaircissante L’Oréal Paris, un gadget ultra pratique à utiliser sur cheveux secs, lequel a réussi à illuminer ma crinière d’au moins deux tons. « Tu as fait une couleur? Ca te va bien! », me suis-je ainsi entendue dire au moins deux fois par semaines depuis la rentrée de septembre. Visiblement, le blond ne choquait pas.

Entre temps, j’ai commencé -et depuis englouti- la série british, The Hour. Fascinée par les costumes et le décor de l’intrigue qui se déroule au sein de la rédaction de la BBC à Londres dans les années 1950, j’ai littéralement flashé sur le blond de la boss, Bel alias Money Penny.

Voyez plutôt.

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http://thehour1956.tumblr.com/

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http://thehour1956.tumblr.com/

C’est avec ces images en tête – mais aussi enregistrées sur mon téléphone- que j’ai poussé la porte du salon SACO*, près de Châtelet. Pour la petite histoire, j’avais gardé un bon souvenir du lieu après avoir été conviée à une soirée presse quelques mois plus tôt. L’endroit, neuf, spacieux et lumineux, possède son propre bar à couleurs -et les coloristes qui vont avec. Je me rappelle avoir été écoutée comme rarement alors que j’exposais mes désidératas et contraintes du quotidien -« je n’aime pas les brushings », « je ne me sèche quasiment jamais les cheveux », « je déteste devoir utiliser des produits coiffants »- au Art Director Olivier.

Je n’ai pas été déçue cette fois-ci non plus. Après m’avoir servi un thé, Florian, coloriste depuis 10 ans, a longuement regardé la couleur mais aussi la texture de mes cheveux. Nous avons discuté de mon été à base de gelée éclaircissante. J’ai eu peur de le fâcher mais ce ne fut pas le cas, mes cheveux n’ayant visiblement pas souffert du traitement. Je lui ai raconté ma longue période « rousse », le henné d’abord, les colos maison ensuite. Et puis mon passage révélation chez Frédéric Mennetrier, mon changement de job, mon besoin de changer de tête comme une manière de signifier dehors ce qu’il se tramait dedans. Je lui ai montré les photos. « Je vois. On va partir sur un blond cendré, c’est faisable », m’a expliqué Florian après avoir indiqué que l’avantage de cette couleur était l’absence de doré. « Le doré sur nos teints très pâles, c’est difficile à porter », a-t-il ajouté, grimaçant.

Florian a travaillé par « étages », procédant d’abord à un mèche à mèche choisi avant de me faire passer au bac et d’appliquer une platine pour harmoniser le tout. « De cette façon, ça devrait bien vieillir, tu n’auras pas d’effet ‘barre de racines' », m’a-t-il rassurée.

Une deuxième tasse de thé plus tard, je suis finalement passée à la coupe avec Alexis. Alors que j’étais un peu mi figue mi raisin sur le sujet -j’avais tout donné pour la colo-, ce dernier a assené, rieur: « Il va falloir choisir: ou au dessus de l’épaule, ou en dessous mais pas entre les deux, ce n’est pas équilibré! » J’ai décidé de conserver mes longueurs, le laissant travailler des longueurs plus courtes sur le haut du crâne pour donner dynamisme et volume à la coupe. Une mèche -et non pas une frange- taillée au millimètre près plus tard, j’ai eu du mal à me reconnaître dans le miroir.

Cela dit, je ne regrette rien.

 

*Salon SACO, 18, avenue Victoria, 75001 Paris. Tarifs: selon la longueur des cheveux, la prestation technique (couleur, tie and dye, mèches…) et le grade du coiffeur (Stylist, Senior Stylist, Master Stylist, Art Director). Pour info, mon voyage en blondinie m’a coûté 150 euros -trois heures de prestation.

 

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