Remettre à demain

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Des mois que je n’ai pas posté une seule ligne ici. Au début je dois l’avouer, j’ai, comme d’habitude, pas mal culpabilisé. Je me suis cent fois promis de me rattraper en postant davantage « la semaine prochaine ». Puis la suivante. Puis rien du tout.

Le jus m’a manqué. Et là où, auparavant, j’aurais donné le dernier le dernier coup de collier qui m’aurait laissée nerveusement épuisée avant l’été j’ai décidé, semi consciemment je crois, de lever le pied. Surtout, d’accepter, quelque part, que je ne suis pas ce surhomme que j’aimerais tant pouvoir observer dans la glace le matin.

Entre un boulot de plus en plus prenant et l’esquisse de projets perso de plus en plus concrets, c’est le blog et plus globalement le temps certain que je passe chaque jour sur les réseaux sociaux qui en a pâti…

Sur ce coup là pourtant, remettre à demain m’a finalement fait le plus grand bien. Parce qu’une fois la période de culpabilisation passée, c’est l’observation, la mise à distance et, enfin, le lâcher prise vis à vis de mes « obligations digitales » qui s’est fait sentir. Jusqu’à ce matin où je me suis aperçue avoir délaissé mes applis Twitter et Instagram plusieurs jours d’affilé sans en avoir ressenti le manque. Sans m’être imposée la sacro sainte « digital detox » de l’année, celle qui fait que chaque été ou presque depuis 3 ou 4 ans -aidée par une réseau corse capricieux-, je m’oblige à laisser mon téléphone au fond de mon sac pour au moins 8 jours. Encore une « obligation », toujours une certaine forme de « contrôle de soi » en tout cas.

Maintenant, j’ai évidemment des tas de choses à vous raconter, plus ou moins intéressantes. D’ailleurs, là aussi je préviens, j’ai décidé d’arrêter de me mettre la pression avec « le bon post », « la bonne astuce », « la découverte chouette » à partager à tout prix ici. Il y a des jours où, comme vous je suppose, je n’ai pas grand chose à raconter. Or, déformation professionnelle oblige, c’est quelque chose qui m’a souvent bloquée au moment d’écrire ici. Ne « rien » apporter dans l’information, la réflexion, le conseil ou le service m’a en effet jusqu’alors semblé assez malvenu. Et pourtant, je suis la première à me délecter des récits très quotidiens, -pas toujours enlevés certes- de certaines blogueuses, des personnes plus que des personnalités (pour en connaitre quelques-unes) qui me touchent dans leur façon de, justement, relater l’ordinaire, ce qui touche au réel, à l’intime et donc un peu à l’universel.

Sur ce, je retourne à mes devis travaux et cuisine. Pendant mon absence ici, Mister T. et moi-même avons donc acheté un appartement. Folie.

Basgi !

P.S. En ouverture de ce post, un morceau de Haute-Corse sans filtre, depuis l’un des sentiers de randonnée de la Castagniccia.

P.S 2 : Si vous êtes tombé sur une page d’erreur en tentant d’afficher le blog ces derniers jours c’est tout à fait normal : j’ai tellement lâché prise que j’ai oublié de renouveler nom de domaine et hébergement.

Allergie au soleil : mes conseils pour soulager la lucite estivale

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Cette année, je ne me suis pas assez méfiée sur la plage. Une semaine après notre arrivée en Corse, le vent s’est levé et a soufflé plusieurs jours durant, nous empêchant de planter notre parasol dans le sable.

Je n’ai pas senti le soleil qui tapait. Avec l’air, il faisait même plutôt « bon ». Je n’ai tout simplement pas réalisé que je grillais. Doucement mais sûrement. Bien sûr, avant de m’allonger face à la mer, j’avais pourtant consciencieusement enduit le moindre centimètre carré de peau nue d’un SPF 50.

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Un clic pour le kit de dignité

Crédits : Solidarités International / Agence Barbès

 

C’est grâce à une immense affiche placardée dans le métro que j’ai eu vent de l’initiative de Solidarités International. « Parce que la dignité est la seule chose qu’il nous reste lorsque qu’on a tout perdu », explique l’organisation qui met l’accent sur ces quelques objets du quotidiens, si banals qu’on en oublie facilement leur valeur : du savon, un peigne, un paquet de mouchoirs, un rasoir mais aussi des serviettes hygiéniques… Autant de produits qui ne se mangent pas, ne soignent pas au sens strict du terme mais permettent de garder la tête haute.

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Qui a déjà osé le peeling?

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J’avais donc bien avancé ce post jusqu’à ce que mon nouvel ordi fasse des siennes avec la connexion Internet. Une semaine que je m’échine à passer les plats entre ma précédente machine -six ans de vie, brave bête- et la nouvelle. L’occasion de me perdre des soirées entières dans les méandres de ces dernières années, au travers de photos et autres documents oubliés. Voyez, c’est donc la faute à la pomme si je ne passe plus si souvent ici. Blague à part, je commence à peine à appréhender mon nouveau rythme de vie -croyez-moi, 20 minutes de transport en plus matin ET soir, ça vous explose une routine.

Tout cela pour dire que je m’étais tout de même promis de partager avec vous mon expérience du premier peeling, laquelle remonte à novembre dernier. C’est loin, et près à la fois. L’avantage, c’est qu’aujourd’hui j’ai un peu de recul épidermique pour vous donner mon avis sur cette technique radicale de rénovation de la peau.

En novembre donc, j’affichais grise mine. D’une part, le farniente corse était déjà bien loin. D’autre part, quelques changements imminents me chiffonnaient  -l’esprit et la mine. Deux-trois boutons avaient pris l’habitude de squatter mon menton. Mon front, déshydraté, affichait des irrégularités. J’avais eu beau changer de routine de soin, m’appliquer à utiliser divers sérums et masques, ma peau faisait la gueule boudait. Aussi, quand Stina, RP Thalgo à la peau aussi fine et même plus pâle que la mienne m’a proposée de tester le soin peeling rénovateur M-Ceutic* de la marque, j’ai dit oui. Son test à elle me semblait concluant au vu de son teint clair et de ses joues rosies.

Attention, sieste impromptue

Au spa Villa Thalgo, situé près de Trocadéro, c’est Camille qui s’est occupée de moi. Après m’avoir posé plusieurs questions sur mes habitudes beauté et la sensibilité de ma peau, un diagnostic essentiel pour doser le soin, cette dernière m’a expliqué le déroulé du peeling composé de trois actifs dermatologiques bien connus: acide salicylique, acide ascorbique et acide malique. Etant donné qu’il s’agissait de mon premier soin de ce type, que ma peau n’était pas dans un état si catastrophique, et que j’ai quelques antécédents d’eczéma sur le front, nous y sommes allés molo: peeling grade 1, costaud mais pas trop. Juste de quoi retrouver de l’éclat et gommer les cellules mortes incrustées.

Je serais aujourd’hui  bien incapable de vous débriefer le soin par le menu. Allongée sur une large table de massage chauffante, couverte par d’épaisse serviettes, les yeux clos dans la cabine à la lumière bleutée et à la douce musique zen, je crois bien m’être endormie. C’est vous dire si c’était bien.

Je me souviens tout de même de l’application du peeling, un produit huileux contenu dans une ampoule qui a très légèrement picoté mes joues. Après  quelques minutes de pose, Camille a rincé le tout à l’aide d’un lait frais plutôt que de l’eau, « pour casser l’activité du produit » en douceur. Pour apaiser la peau, j’ai ensuite eu droit -je crois- à un masque réconfortant, lequel a posé plusieurs minutes. Et puis un massage des mains, un soin apaisant appliqué en association avec un léger modelage du visage et… C’était déjà l’heure de partir.

Teint plus lumineux, imperfections en voie de disparition…

En passant aux toilettes, encore engourdie par ces 55 mn de béatitude, j’ai cru à une hallucination en croisant mon reflet dans le miroir. J’avais le teint glowy, soit aussi healthy et brillant que celui d’une mannequin après un subtil makeup en backstage. Sauf que je ne portais pas de maquillage.

Dans les semaines qui ont suivi, malgré des pores bien plus resserrés, encore deux-trois boutons ont osé se montrer, puis plus rien. Côté soins, ma peau buvait littéralement tout ce que je lui apportais, masque, crème, sérum… De fait, n’hésitez pas à mettre la dose en termes d’hydratation dans les semaines qui suivent. De même, utilisez un écran total -même par temps couvert- pendant au moins 7 jours, la peau étant comme « à nue ».

Et la suite justement? Et bien d’après Camille, pour mon type de peau, less is more. Deux soins de ce type par an grand maximum peuvent être envisagé, aux changements de saison par exemple. Pour des peaux plus épaisses et marquées, des cures sur mesure en trois séances peuvent être prescrites.

Côté entretien, un gommage enzymatique une fois par mois est une bonne alternative (je ne saurais vous vanter les mérites des dits produits chez Payot et Guinot, testés et approuvés de longue date). Thalgo propose également des ampoules rénovatrices à utiliser en cure de 7 jours pour un coup d’éclat non négligeable. Je ne les ai pas encore utilisées, je verrai cela au printemps -et vous en dirai des nouvelles.

*Spa Villa Thalgo, soin rénovateur radical M-Ceutic, 55 minutes, 110 euros.

 

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