Qui a déjà osé le peeling?

 

J’avais donc bien avancé ce post jusqu’à ce que mon nouvel ordi fasse des siennes avec la connexion Internet. Une semaine que je m’échine à passer les plats entre ma précédente machine -six ans de vie, brave bête- et la nouvelle. L’occasion de me perdre des soirées entières dans les méandres de ces dernières années, au travers de photos et autres documents oubliés. Voyez, c’est donc la faute à la pomme si je ne passe plus si souvent ici. Blague à part, je commence à peine à appréhender mon nouveau rythme de vie -croyez-moi, 20 minutes de transport en plus matin ET soir, ça vous explose une routine.

Tout cela pour dire que je m’étais tout de même promis de partager avec vous mon expérience du premier peeling, laquelle remonte à novembre dernier. C’est loin, et près à la fois. L’avantage, c’est qu’aujourd’hui j’ai un peu de recul épidermique pour vous donner mon avis sur cette technique radicale de rénovation de la peau.

En novembre donc, j’affichais grise mine. D’une part, le farniente corse était déjà bien loin. D’autre part, quelques changements imminents me chiffonnaient  -l’esprit et la mine. Deux-trois boutons avaient pris l’habitude de squatter mon menton. Mon front, déshydraté, affichait des irrégularités. J’avais eu beau changer de routine de soin, m’appliquer à utiliser divers sérums et masques, ma peau faisait la gueule boudait. Aussi, quand Stina, RP Thalgo à la peau aussi fine et même plus pâle que la mienne m’a proposée de tester le soin peeling rénovateur M-Ceutic* de la marque, j’ai dit oui. Son test à elle me semblait concluant au vu de son teint clair et de ses joues rosies.

Attention, sieste impromptue

Au spa Villa Thalgo, situé près de Trocadéro, c’est Camille qui s’est occupée de moi. Après m’avoir posé plusieurs questions sur mes habitudes beauté et la sensibilité de ma peau, un diagnostic essentiel pour doser le soin, cette dernière m’a expliqué le déroulé du peeling composé de trois actifs dermatologiques bien connus: acide salicylique, acide ascorbique et acide malique. Etant donné qu’il s’agissait de mon premier soin de ce type, que ma peau n’était pas dans un état si catastrophique, et que j’ai quelques antécédents d’eczéma sur le front, nous y sommes allés molo: peeling grade 1, costaud mais pas trop. Juste de quoi retrouver de l’éclat et gommer les cellules mortes incrustées.

Je serais aujourd’hui  bien incapable de vous débriefer le soin par le menu. Allongée sur une large table de massage chauffante, couverte par d’épaisse serviettes, les yeux clos dans la cabine à la lumière bleutée et à la douce musique zen, je crois bien m’être endormie. C’est vous dire si c’était bien.

Je me souviens tout de même de l’application du peeling, un produit huileux contenu dans une ampoule qui a très légèrement picoté mes joues. Après  quelques minutes de pose, Camille a rincé le tout à l’aide d’un lait frais plutôt que de l’eau, « pour casser l’activité du produit » en douceur. Pour apaiser la peau, j’ai ensuite eu droit -je crois- à un masque réconfortant, lequel a posé plusieurs minutes. Et puis un massage des mains, un soin apaisant appliqué en association avec un léger modelage du visage et… C’était déjà l’heure de partir.

Teint plus lumineux, imperfections en voie de disparition…

En passant aux toilettes, encore engourdie par ces 55 mn de béatitude, j’ai cru à une hallucination en croisant mon reflet dans le miroir. J’avais le teint glowy, soit aussi healthy et brillant que celui d’une mannequin après un subtil makeup en backstage. Sauf que je ne portais pas de maquillage.

Dans les semaines qui ont suivi, malgré des pores bien plus resserrés, encore deux-trois boutons ont osé se montrer, puis plus rien. Côté soins, ma peau buvait littéralement tout ce que je lui apportais, masque, crème, sérum… De fait, n’hésitez pas à mettre la dose en termes d’hydratation dans les semaines qui suivent. De même, utilisez un écran total -même par temps couvert- pendant au moins 7 jours, la peau étant comme « à nue ».

Et la suite justement? Et bien d’après Camille, pour mon type de peau, less is more. Deux soins de ce type par an grand maximum peuvent être envisagé, aux changements de saison par exemple. Pour des peaux plus épaisses et marquées, des cures sur mesure en trois séances peuvent être prescrites.

Côté entretien, un gommage enzymatique une fois par mois est une bonne alternative (je ne saurais vous vanter les mérites des dits produits chez Payot et Guinot, testés et approuvés de longue date). Thalgo propose également des ampoules rénovatrices à utiliser en cure de 7 jours pour un coup d’éclat non négligeable. Je ne les ai pas encore utilisées, je verrai cela au printemps -et vous en dirai des nouvelles.

*Spa Villa Thalgo, soin rénovateur radical M-Ceutic, 55 minutes, 110 euros.

 

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Réflexologie: trois spots (testés et approuvés) pour prendre son pied

Vous aussi vous trouvez que cette fin d’année ressemble à un long tunnel sans fin?

Et si vous vous octroyiez une heure de pause? C’est ce que j’ai fait il y a 15 jours en me rendant au Ban Thaï Spa après ma semaine de boulot. Dire qu’il y a 5-6 ans , je ne supportais pas l’idée de me faire masser. Aujourd’hui, après avoir testé plusieurs lieux dans la capitale -tantôt sur invitation des marques #vismaviedejournalistebeauté, tantôt de mon propre chef- je m’octroie plus ou moins régulièrement le luxe d’un rituel beauté en institut ou spa rien que pour moi, dans des endroits qui, je le sais, ne me décevront pas. Parce qu’au-delà du moment de détente, de « l’expérience », ce que j’ai surtout appris à apprécié ces dernières années, c’est le bien-être physique dans lequel me plongent généralement ces précieuses minutes.

A ce sujet, vous l’aurez compris, mon intérêt du moment se concentre sur la réflexologie. C’est fou ce qu’il est possible de dénouer en se concentrant uniquement sur les pieds!

Bref, assez bavardé, voici donc mes bonnes adresses pour un massage plantaire digne de ce nom, à offrir ou à s’offrir -mais si, vous l’avez bien mérité.

La Maison du Tui Na, 13 Rue Saint-Gilles, 75003 Paris

Je demande le Zu Dao, un protocole de massage en trois étapes. Pendant une heure, les mains expertes des masseuses de l’institut  libèrent les tensions, grattent « le mal » et renforcent « les racines » -et oui, en médecine traditionnelle chinoise les pieds sont apparentées aux racines des arbres. Pour faire simple, après un bain de pieds de quelques minutes en position assise, la praticienne remonte jusqu’à la nuque et aux trapèzes qu’elle masse énergiquement par dessus les vêtements. Après vous avoir demandé de vous allonger, elle effectue des pressions modérées à appuyées sur les pieds, les doigts de pieds et remonte même jusqu’en haut des cuisses après avoir « gratté » l’épiderme au niveau des genoux à l’aide d’une pierre de jade censée libérer les toxines. Dernière étape: un massage prolongée de la voûte plantaire qui a pour but de stimuler quelques-unes des 7200 terminaisons nerveuses -rien que ça!- correspondant à une glande, un organe ou une zone du corps.

Zu Dao, 55 minutes, 70 euros

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Courtesy of La Maison du Tui Na.

Ban Thaï Spa, 20 rue Dauphine, 75006 Paris

Ce que j’apprécie au Ban Thaï Spa, c’est que la réflexologie est incluse d’office à la plupart des soins proposés à la carte. Installé dans de confortables fauteuils de cuir réglables, en position allongée, les yeux clos par un masque de sommeil, on sombre rapidement dans un état second. Après un bain de pieds dans de l’eau chaude, les pieds sont massés un à un, du bout des doigts jusqu’au genou, à l’aide d’un peu d’huile chaude et d’une gua sha puis maintenus au chaud dans des serviettes épaisses. Un moment de détente à prolonger, selon l’envie, par un massage du corps traditionnel -j’ai personnellement testé le Thaï Jasmin, attention, c’est plutôt tonique!

A noter la réouverture récente du spa situé à Trocadéro, un lieu immense de plus de 20 cabines, dont plusieurs cabines duo, refaites à neuf -sur 500 m2 tout de même!- avec espace sauna-hamman et espace manucure. Un très beau lieu.

Réflexologie, 60 minutes, 75 euros

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Courtesy of Ban Thaï Spa.

Lanqi, 48 avenue de Saxe, 75007 Paris

En dehors de sa charmante déco un peu kitsch, l’endroit se démarque grâce à sa tisanerie traditionnelle qui permet de prolonger la parenthèse au gré de ses envies. Question soins, c’est à l’étage que cela se passe pour les massages corporels, au sous-sol pour la réflexologie. Et pour cause: c’est là que sont installés les hammams pour pieds! De grands bacs en bois dans lesquelles de la vapeur d’eau chaude est injectée pendant près de 15 mn pour détendre les tissus. Après quoi les praticiennes procèdent à un massage réflexologique total d’environ 45 mn: pieds bien sûr, mollets et genoux mais aussi mains et bras sont sollicités par des points de pression précis -parfois un tantinet douloureux mais terriblement efficaces- pour relancer la circulation sanguine et soulager jambes lourdes et autres avant-bras raides (merci la souris d’ordi).

Réflexologie totale, 60 minutes, 60 euros

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Courtesy of Lanqi spa.

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Le jour où je suis devenue blonde

C’était la veille de l’après. Le 12 novembre.

Quelques jours auparavant, je me souviens avoir pensé qu’il était temps de rafraîchir ma coupe, histoire d’être présentable à mon nouveau boulot. Au téléphone, je me suis entendue dire: « Alors ce sera pour une coupe. Et une couleur ». J’ai raccroché, pas vraiment sûre de mon coup.

Je n’avais rien « fait » à mes cheveux depuis le mois de mai. Sous le soleil corse de cet été, ils avaient blondi. Je les y avais un peu aidé avec la gelée éclaircissante L’Oréal Paris, un gadget ultra pratique à utiliser sur cheveux secs, lequel a réussi à illuminer ma crinière d’au moins deux tons. « Tu as fait une couleur? Ca te va bien! », me suis-je ainsi entendue dire au moins deux fois par semaines depuis la rentrée de septembre. Visiblement, le blond ne choquait pas.

Entre temps, j’ai commencé -et depuis englouti- la série british, The Hour. Fascinée par les costumes et le décor de l’intrigue qui se déroule au sein de la rédaction de la BBC à Londres dans les années 1950, j’ai littéralement flashé sur le blond de la boss, Bel alias Money Penny.

Voyez plutôt.

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http://thehour1956.tumblr.com/

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http://thehour1956.tumblr.com/

C’est avec ces images en tête – mais aussi enregistrées sur mon téléphone- que j’ai poussé la porte du salon SACO*, près de Châtelet. Pour la petite histoire, j’avais gardé un bon souvenir du lieu après avoir été conviée à une soirée presse quelques mois plus tôt. L’endroit, neuf, spacieux et lumineux, possède son propre bar à couleurs -et les coloristes qui vont avec. Je me rappelle avoir été écoutée comme rarement alors que j’exposais mes désidératas et contraintes du quotidien -« je n’aime pas les brushings », « je ne me sèche quasiment jamais les cheveux », « je déteste devoir utiliser des produits coiffants »- au Art Director Olivier.

Je n’ai pas été déçue cette fois-ci non plus. Après m’avoir servi un thé, Florian, coloriste depuis 10 ans, a longuement regardé la couleur mais aussi la texture de mes cheveux. Nous avons discuté de mon été à base de gelée éclaircissante. J’ai eu peur de le fâcher mais ce ne fut pas le cas, mes cheveux n’ayant visiblement pas souffert du traitement. Je lui ai raconté ma longue période « rousse », le henné d’abord, les colos maison ensuite. Et puis mon passage révélation chez Frédéric Mennetrier, mon changement de job, mon besoin de changer de tête comme une manière de signifier dehors ce qu’il se tramait dedans. Je lui ai montré les photos. « Je vois. On va partir sur un blond cendré, c’est faisable », m’a expliqué Florian après avoir indiqué que l’avantage de cette couleur était l’absence de doré. « Le doré sur nos teints très pâles, c’est difficile à porter », a-t-il ajouté, grimaçant.

Florian a travaillé par « étages », procédant d’abord à un mèche à mèche choisi avant de me faire passer au bac et d’appliquer une platine pour harmoniser le tout. « De cette façon, ça devrait bien vieillir, tu n’auras pas d’effet ‘barre de racines' », m’a-t-il rassurée.

Une deuxième tasse de thé plus tard, je suis finalement passée à la coupe avec Alexis. Alors que j’étais un peu mi figue mi raisin sur le sujet -j’avais tout donné pour la colo-, ce dernier a assené, rieur: « Il va falloir choisir: ou au dessus de l’épaule, ou en dessous mais pas entre les deux, ce n’est pas équilibré! » J’ai décidé de conserver mes longueurs, le laissant travailler des longueurs plus courtes sur le haut du crâne pour donner dynamisme et volume à la coupe. Une mèche -et non pas une frange- taillée au millimètre près plus tard, j’ai eu du mal à me reconnaître dans le miroir.

Cela dit, je ne regrette rien.

 

*Salon SACO, 18, avenue Victoria, 75001 Paris. Tarifs: selon la longueur des cheveux, la prestation technique (couleur, tie and dye, mèches…) et le grade du coiffeur (Stylist, Senior Stylist, Master Stylist, Art Director). Pour info, mon voyage en blondinie m’a coûté 150 euros -trois heures de prestation.

 

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