Ma douche sans savon

IMG_9615-1024x1024

Les peaux sèches, sensibles et atopiques comprendront sans doute. Les autres ouvriront peut-être des yeux ronds. Le fait est que, depuis plusieurs années, je privilégie les douches sans savon – et, vous l’aurez noté, depuis deux minutes… les rimes en « on ».

Evidemment, je ne me nettoie pas seulement à l’eau claire. Simplement, j’utilise des produits lavants à base ou enrichis en huile, et de préférence estampillés « sans savon ».

Deux raisons à cela: J’ai une peau sèche à tendance eczémateuse ET je suis atteinte de flemmingite aiguë lorsqu’il s’agit de se tartiner de crème des pieds à la tête -qui plus est au quotidien.

Aussi, pour préserver au maximum le PH de ma peau -et de la vôtre, d’ailleurs- (situé entre 4,5 et 5 environ), j’ai banni les gels douche « classiques » de ma salle de bain. S’ils rivalisent généralement d’ingéniosité olfactive -jeune, j’étais accro au Tahiti douche à la noix de coco, vous aussi, je le sais-, ces derniers sont généralement formulés à partir d’agents lavants un brin trop alcalins pour les peaux atopiques. C’est d’ailleurs pour cela que la plupart des dermato recommandent aux peaux sensibles d’utiliser des nettoyant surgras et autres pains dermatologiques au PH plus acide -et donc plus proche de celui de la peau. S’ils nettoient aussi bien que n’importe quel autre produit lavant, ils interfèrent moins dans la constitution de flore de la peau laquelle forme un bouclier de défense naturel contre les agressions extérieures.

Sur mon podium perso, trois produits testés et approuvés de longue date, que je rachète régulièrement (voire que je stocke):

L’huile de douche PH5 Eucerin: indétrônable. Une texture fine et enveloppante, une odeur discrète mais solaire. Elle laisse un voile soyeux mais absolument non gras sur ma peau ce qui me permet de zapper la crème hydratante assez facilement.

La crème douche et bain surgras à l’huile d’amande douce et de coco bio vierge Cadum: c’est simple, Mister.T -et sa peau sensible, lui aussi- n’utilise qu’elle, été comme hiver… Heureusement qu’il existe un grand format! Si le produit mousse plus qu’une huile, il laisse cependant la peau douce et hydratée après le rinçage. Et puis cette odeur de coco, on en mangerait!

L’huile nettoyante apaisante Xémose, Uriage: pas hyper glam niveau packaging mais terriblement efficace en cas de crise de dartres ou de début d’eczéma (derrière les genoux en ce qui me concerne). Sa texture assez épaisse ne mousse pas vraiment mais réconforte immédiatement la peau irritée. Surtout, elle laisse un voile soyeux sur la peau, assez présent, ce qui la rend plus souple et donc plus confortable. A compléter au besoin à l’aide d’un baume adapté au type de peau -faites ce que je dis, pas ce que je fais 🙂

Quels sont vos chouchous sous la douche? Si vous avez encore mieux que ces trois-là -voire un trois en un-, je suis preneuse!

 

Suivez Mon aparté beauté sur Facebook, Twitter et Instagram

Routine beauté de janvier : mes produits préférés

IMG_9517-1024x1024

 

Deux mots: hydratation et nutrition. En janvier, ma peau, qui jusque là se contentait d’une noisette de crème hydratante légère Rosa Angelica de Sanoflore (j’y reviendrai avec plaisir au printemps) s’est mise à tirailler après le démaquillage. Signe qu’il fallait adapter ma routine beauté aux premiers vrais frimas de l’hiver. Sur le podium de janvier donc, un sérum à l’acide hyaluronique bio, une crème hydratante riche, une huile régénérante et un fond de teint insoupçonnable.

Eau extraordinaire à la fleur d’oranger, Melvita

Enrichie en acide hyaluronique de soja et en mucilage de figue, cette eau de fleur d’oranger à la texture gelée s’applique à ma manière d’un sérum, sur peau propre et sèche. J’aime son odeur légère et le fait qu’elle apaise immédiatement ma peau, sans la surchager. Sa texture ultra fluide -pour vous donner une idée, je dirais que le produit est à peine plus lourd que de l’eau- pénètre instantanément. L’été, il m’arrive de n’utiliser que ça par temps caniculaire. En ce moment, je l’utilise matin et soir, après m’être démaquillée à l’eau micellaire.

Prix: 15,50 euros

Crème pour visage contre les éléments, Aesop

Aussi épaisse qu’un baume, cette crème forme un bouclier réconfortant sur la peau. J’en prélève une noisette matin et soir, que je réchauffe du bout des doigts avant de l’étirer du centre aux bords du visage. Malgré sa richesse, elle ne laisse pas de fini gras sur ma peau. Je n’ai pas non plus constaté de luisance ou de maquillage qui vire au cours de la journée. Last but not least, je suis complètement accro à son odeur de plantes fraîches.

Prix: 45 euros

Huile Jeunesse Biodefense Multi-Nutrient, Estelle&Thild

Entièrement bio, cette huile pour le visage made in Stockholm est d’une finesse remarquable. C’est le premier produit de cette marque « organic » que j’utilise et j’ai du coup très envie de me laisser tenter par les autres. En hiver, je suis pourtant une fidèle de l’huile de lotus de Clarins, que j’alterne avec un peu d’huile d’argan Melvita. Celle-ci combine les vertus hydratantes, nourrissantes, adoucissantes et rééquilibrantes des huiles végétales de noyau d’abricot, amande douce, jojoba et églantier. Contrairement à l’huile au lotus Clarins qui sent bon le patchouli, celle-ci ne sent presque rien, ce qui n’est pas pour me déplaire puisque j’en mélange 3-4 gouttes à la crème contre les éléments Aesop -dont, je le répète, j’adore l’odeur. Souple, elle s’étire facilement sur le visage et laisse un fini velours sur la peau. Je la trouve d’ailleurs plus souple et plus lisse depuis que je l’utilise au quotidien.

Prix: 39 euros

Fond de teint Encre de peau, Yves Saint Laurent

Aussitôt essayé, aussitôt adopté. Inconditionnelle du stylo Touche éclat de la même marque, j’aime la texture aérienne du petit dernier de la marque, moi qui cherche seulement à unifier, plutôt qu’à camoufler. La spatule qui sert à prélever et à déposer la juste de dose de produit est des plus pratiques, bien plus que ce que peuvent l’être les pipettes -combien de produits ai-je déjà fait tomber à cause d’une satanée pipette…  Le maquillage, léger, reste en place toute la journée, sans virer. Un plus par rapport à son cousin Teint Touche Eclat (eh oui, il faut suivre), plus riche, -mais aussi plus couvrant- qui avait tendance à me faire luire passé quelques heures.

Prix: 51 euros

 

Suivez Mon aparté beauté sur Facebook, Twitter et Instagram

Qui a déjà osé le peeling?

11372353_1619806654949519_868221752_n

 

J’avais donc bien avancé ce post jusqu’à ce que mon nouvel ordi fasse des siennes avec la connexion Internet. Une semaine que je m’échine à passer les plats entre ma précédente machine -six ans de vie, brave bête- et la nouvelle. L’occasion de me perdre des soirées entières dans les méandres de ces dernières années, au travers de photos et autres documents oubliés. Voyez, c’est donc la faute à la pomme si je ne passe plus si souvent ici. Blague à part, je commence à peine à appréhender mon nouveau rythme de vie -croyez-moi, 20 minutes de transport en plus matin ET soir, ça vous explose une routine.

Tout cela pour dire que je m’étais tout de même promis de partager avec vous mon expérience du premier peeling, laquelle remonte à novembre dernier. C’est loin, et près à la fois. L’avantage, c’est qu’aujourd’hui j’ai un peu de recul épidermique pour vous donner mon avis sur cette technique radicale de rénovation de la peau.

En novembre donc, j’affichais grise mine. D’une part, le farniente corse était déjà bien loin. D’autre part, quelques changements imminents me chiffonnaient  -l’esprit et la mine. Deux-trois boutons avaient pris l’habitude de squatter mon menton. Mon front, déshydraté, affichait des irrégularités. J’avais eu beau changer de routine de soin, m’appliquer à utiliser divers sérums et masques, ma peau faisait la gueule boudait. Aussi, quand Stina, RP Thalgo à la peau aussi fine et même plus pâle que la mienne m’a proposée de tester le soin peeling rénovateur M-Ceutic* de la marque, j’ai dit oui. Son test à elle me semblait concluant au vu de son teint clair et de ses joues rosies.

Attention, sieste impromptue

Au spa Villa Thalgo, situé près de Trocadéro, c’est Camille qui s’est occupée de moi. Après m’avoir posé plusieurs questions sur mes habitudes beauté et la sensibilité de ma peau, un diagnostic essentiel pour doser le soin, cette dernière m’a expliqué le déroulé du peeling composé de trois actifs dermatologiques bien connus: acide salicylique, acide ascorbique et acide malique. Etant donné qu’il s’agissait de mon premier soin de ce type, que ma peau n’était pas dans un état si catastrophique, et que j’ai quelques antécédents d’eczéma sur le front, nous y sommes allés molo: peeling grade 1, costaud mais pas trop. Juste de quoi retrouver de l’éclat et gommer les cellules mortes incrustées.

Je serais aujourd’hui  bien incapable de vous débriefer le soin par le menu. Allongée sur une large table de massage chauffante, couverte par d’épaisse serviettes, les yeux clos dans la cabine à la lumière bleutée et à la douce musique zen, je crois bien m’être endormie. C’est vous dire si c’était bien.

Je me souviens tout de même de l’application du peeling, un produit huileux contenu dans une ampoule qui a très légèrement picoté mes joues. Après  quelques minutes de pose, Camille a rincé le tout à l’aide d’un lait frais plutôt que de l’eau, « pour casser l’activité du produit » en douceur. Pour apaiser la peau, j’ai ensuite eu droit -je crois- à un masque réconfortant, lequel a posé plusieurs minutes. Et puis un massage des mains, un soin apaisant appliqué en association avec un léger modelage du visage et… C’était déjà l’heure de partir.

Teint plus lumineux, imperfections en voie de disparition…

En passant aux toilettes, encore engourdie par ces 55 mn de béatitude, j’ai cru à une hallucination en croisant mon reflet dans le miroir. J’avais le teint glowy, soit aussi healthy et brillant que celui d’une mannequin après un subtil makeup en backstage. Sauf que je ne portais pas de maquillage.

Dans les semaines qui ont suivi, malgré des pores bien plus resserrés, encore deux-trois boutons ont osé se montrer, puis plus rien. Côté soins, ma peau buvait littéralement tout ce que je lui apportais, masque, crème, sérum… De fait, n’hésitez pas à mettre la dose en termes d’hydratation dans les semaines qui suivent. De même, utilisez un écran total -même par temps couvert- pendant au moins 7 jours, la peau étant comme « à nue ».

Et la suite justement? Et bien d’après Camille, pour mon type de peau, less is more. Deux soins de ce type par an grand maximum peuvent être envisagé, aux changements de saison par exemple. Pour des peaux plus épaisses et marquées, des cures sur mesure en trois séances peuvent être prescrites.

Côté entretien, un gommage enzymatique une fois par mois est une bonne alternative (je ne saurais vous vanter les mérites des dits produits chez Payot et Guinot, testés et approuvés de longue date). Thalgo propose également des ampoules rénovatrices à utiliser en cure de 7 jours pour un coup d’éclat non négligeable. Je ne les ai pas encore utilisées, je verrai cela au printemps -et vous en dirai des nouvelles.

*Spa Villa Thalgo, soin rénovateur radical M-Ceutic, 55 minutes, 110 euros.

 

Suivez Mon aparté beauté sur Facebook, Twitter et Instagram