Vis ma vie à Issy

Il m’aura fallu 6 mois pour repasser ici. 2017 m’a éreintée, mais je le dis avec un certain recul à présent : c’était une bonne fatigue.

Comme mentionné dans mon dernier post, il y a un peu plus de 9 mois, Mister T. et moi nous sommes lancés dans notre premier achat. Notre chez nous, nous en parlions depuis quelques temps déjà, sans jamais avoir osé franchir le pas. L’immobilier en Ile-de-France étant ce qu’il est, il a fallu laisser l’idée décanter.

C’est finalement forts des expériences de nos amis et collègues déjà propriétaires et après plusieurs heures jours passés sur des sites spécialisés que nous avons élu domicile à Issy-les-Moulineaux.

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Avant cela, il a bien sûr fallu visiter. Visiter. Et encore visiter. Cela n’a pas franchement été ma partie préférée mais cette étape, nécessaire, cruciale même, est celle qui nous a permis de concrètement nous projeter.

Erreur de débutants (ou plutôt de primo-accédants) : nous avions en tête quelque chose de -trop- précis. Et surtout, n’y connaissant rien : étions effrayés par les plus menus travaux. Heureusement, une bonne fée, fine psychologue, a su nous parler (Maryse, mon chat, si tu passes par là… Merci pour toujours). Une phrase en particulier a résonné : « Le problème je crois, c’est que vous cherchez le fameux coup de coeur que l’on nous vend à la TV », a-t-elle très justement souligné. « (…) sauf que, d’après mon expérience, le coup de coeur, si tu l’as, crois-moi, il est a priori au-dessus de ton budget (…) », a-t-elle ajouté, pragmatique. « C’est normal d’avoir des idées arrêtées sur le nombre de pièces que vous voulez, sur le quartier, sur l’étage etc. Mais pour le reste, c’est vous qui créerez votre coup de coeur. » C’était dit. Et entendu.

Un mois plus tard, nous signions un compromis de vente et trois mois après, l’acte final. Entre temps, il a fallu discuter avec les banques, faire jouer la concurrence, respirer plusieurs fois d’affilée par le ventre à la vue de l’échéancier sur 25 ans et finalement parapher des dizaines de pages. C’était en juillet, il faisait chaud, nous étions perdus dans les montagnes corses. Fait à Poggio-Mezzana, voilà ce qui est écrit sur notre dossier.

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Début septembre, les travaux ont commencé. Pour cette partie assez stressante, nous avons été accompagnés par un entrepreneur parisien exceptionnel. À l’écoute, conciliants, pro, Carlos et son équipe ont répondu à toutes nos exigences et demandes -inquiètes- de dernière minute. Surtout, les délais ont été tenus : 3 semaines tout pile pour vider l’appartement de la cuisine existante et d’un morceau de salle de bain, faire tomber des cloisons, poser du placo phonique, refaire parquet, peintures et plafonds, un peu d’électricité et de plomberie, optimiser des rangements…

Avec la livraison et la pose de la cuisine sur mesure imaginée avec l’enseigne So Coo’c quelques mois avant, nous avons finalement emménagé fin octobre. Et depuis, c’est beaucoup de bonheur.

Pour commencer, au quotidien, j’ai gagné quelque chose d’extrêmement précieux : du temps. Seulement 10 minutes de marche pour me rendre au bureau… Après avoir goûté à plus de deux heures de transports par jour, je sais la valeur que cela a.

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Du coup, je peaufine mes nouveaux repères et imagine d’autres rituels. Le mercredi et le vendredi, je fais désormais le marché pour remplir le frigo de fruits et légumes frais, viande, poisson… Pour le fromage, j’aime m’engouffrer dans la boutique riquiqui de Marie Quatrehomme, femme MOF passionnée de belles pâtes odorantes. Je ne me suis pas encore rendue au supermarché bio Queues de Cerises (pourtant à deux pas) mais leurs paniers hebdo de fruits et légumes de saison font partie de ma liste « à tester » en 2018.

Pour la baguette et les douceurs, c’est tantôt chez le boulanger-pâtissier Maxime Olivier ou chez Jan Geslin que je m’arrête.

Côté resto, il y a bien sûr L’Île pour un déjeuner dominical sous la verrière, La Factory pour des burgers maison généreux, La Locandina di Napoli pour ses pâtes aux boulettes de viande et son risotto truffé, Pasta Luna pour ses planches de charcuterie et fromages corses…

Et le week-end, lorsque le temps est de notre côté, c’est avec plaisir que nous allons flâner le long des quais de Seine ou faire le tour de l’île saint Germain.

Pour les amateurs de natation, Mister T., qui la fréquente une à deux fois par semaine, recommande chaudement la piscine Sevestre rénovée et rouverte fin 2017.

Quant à moi, j’ai décidé de me remettre au yoga ! Si vous avez des recommandations dans le coin, je suis toute ouïe.

En attendant, je vous souhaite une douce année 2018 auprès de ceux que vous aimez.
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Que faisiez-vous le 11 septembre, il y a 15 ans ?

On pourrait me poser la même question dans 5 ou 10 ans, à quelques détails près je crois, ma réponse serait la même qu’aujourd’hui. Comme bon nombre d’entre nous, si je suis régulièrement incapable de me souvenir avec précision -voire de me souvenir tout court- de ce que je faisais le même jour à la même heure la semaine dernière, je me souviens très clairement de cette après-midi du 11 septembre 2001.

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Le corps des femmes

Certes, il a fait -très- chaud ce samedi. Ce n’est pourtant pas à cause de la canicule que j’ai ressenti comme un malaise dans l’après-midi. Deux actus, malencontreusement superposées sur l’écran de mon smartphone, m’ont fait sortir de mes gonds.

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2015, lâcher prise

Après les richesses de 2014, j’ai parfois souvent eu l’impression de stagner en 2015. Il faut dire que l’année avait particulièrement mal commencé sous le ciel clair de janvier. Elle s’est depuis terriblement mal finie. Entre les deux, ballotée par les impératifs du quotidien et l’espoir de jours plus sereins, mes certitudes, mes idéaux aussi, en ont pris un coup.

Comme beaucoup, les récents événements m’ont poussée à remettre pas mal de choses en question. « Qui suis-je?, Où vais-je? Qu’est-ce qui m’importe? ». Si ces interrogations existentielles ont particulièrement résonné en moi tout au long de 2015, les derniers mois de l’année ont, heureusement, apporté leur lot de réponses. Un début, au moins.

J’ai par exemple compris que tout ne dépendait pas de moi. Cela peut paraître prétentieux dit comme cela mais dans une société qui nous exhorte régulièrement au dépassement de soi et à la réussite individuelle, qui nous explique en long en large et en travers comment bien manger, comment bien baiser, voire comment bien penser, réaliser -ou plutôt conscientiser, enfin-  que malgré les efforts, malgré l’abnégation, les choses peuvent quand même foirer -et ce, dans tous les domaines- est un soulagement inégalé. Attention, je ne parle pas non plus de destin ou de fatalité. Ce serait un peu facile. Et obscur. Non, j’ai simplement fini par admettre qu’au sein d’un tout, il y a des choses qui me dépassent et sur lesquelles, malgré toute ma bonne volonté, je n’ai pas de prise. De fait, il ne suffit pas seulement de « s’accrocher ». Il faut aussi, parfois, savoir lâcher l’affaire.

L’autre découverte, pas forcément glorieuse, mais salutaire, participe de la connaissance de soi. J’ai finalement réalisé très récemment qu’entre mes aspirations, autres modèles fantasmés à atteindre et mon « moi » actuel, celui du quotidien, de la réalité, il y a bel et bien un monde. Voire deux. En bref, que le « moi » idéal auquel j’aspire ne colle pas forcément à la personne que je suis. Pire, qu’il ne lui conviendrait sans doute pas.

Par exemple, il me plairait assez d’arborer le physique d’un ange Victoria’s Secret. Problème n°1:  à moins d’être aveugle, force est de constater que Miranda Kerr et moi ne sommes pas taillées sur le même modèle. Problème n°2, de loin le plus important ou du moins celui qui nous intéresse pour illustrer mon propos: je ne suis absolument pas prête à m’imposer l’hygiène de vie drastique de ces filles. Caricaturalement, manger des graines toute la journée et m’astreindre a minima à deux heures de sport par jour, ce n’est tout simplement pas moi (et puis où trouverais-je le temps? Je vous le demande). Problème n°3: est-il souhaitable, finalement, de ressembler à Miranda Kerr et de s’inscrire ainsi dans la continuité d’une vision fantasmée du corps féminin? Pas si sûre.

A ce sujet, la chronique du 01 janvier 2016 du blogueur Mark Manson sur Quartz a eu un écho singulier en moi. Alors que la période est propice aux bilans et autres vastes « bonnes » résolutions du type « Reprendre ma vie en main », Mark Manson invite à se poser les questions difficiles. Non pas « Qu’est ce que je veux dans la vie? », laquelle amène généralement des réponses du type « Etre heureux, avoir une famille et un job qui me plaît », programme si vaste qu’il ne veut plus rien dire, mais plutôt « Pour quoi suis-je prêt à lutter dans la vie? » ou encore « Quelles peines êtes-vous prêts à endurer pour atteindre tel ou tel but? ». Ce qui implique une certaine dose de lucidité quant à ses propres limites… Et, de fait, l’ajustement de ses objectifs.

Que les vôtres soient, en 2016, couronnés de réussite, jalonnés de joies, porteurs d’épanouissement et de sérénité. C’est tout ce que je vous souhaite 🙂

 

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