Pourquoi les massages devraient être remboursés par la Sécurité Sociale

C’est ce que je me disais vendredi soir, en rentrant du Spa Mont Kailash, le centre de bien-être tibétain situé dans le 2ème arrondissement de Paris.

Après 70 mn passées entre les mains de Sonam, au son des chants traditionnels, je me sentais vidée. Vidée par cette heure de lâcher prise et délestée des tensions accumulées dans la semaine, dans ma tête mais aussi dans ma chair. Sonam n’y est pas allée de main morte : « C’est très tendu, tout le dos ! », a-t-elle immédiatement diagnostiqué, ses paumes contre mes trapèzes.

Point par point, noeud par noeud, elle s’est alors appliquée à détendre mes muscles par endroits aussi dur que du béton. Pas franchement une partie de plaisir mais un mal pour un bien tant j’avais l’impression, à chaque pression, d’évacuer toutes mes récentes contrariétés et de laisser place à une nouvelle énergie.

« Ce soir, pas de douche, couvrez-vous et au lit ! », a prescrit Sonam avant de me raccompagner. Je n’aurais pas fait autrement sans ses recommandations. Arrivée chez moi, j’ai loué la lucidité de Mister T. qui m’avait gentiment préparé de quoi manger puis, sans demander mon reste, j’ai filé me coucher. S’en est suivi une nuit sans rêve, d’un sommeil de plomb. Et un réveil 11h plus tard.

Ce dimanche, mon dos est beaucoup plus souple et une récente douleur que je trainais au talon semble s’être évaporée. Sans doute le résultat des points de réflexologie massés par Sonam (pieds, mains et tête inclus).

C’est généralement ce qu’il se passe lorsque je sors d’une telle séance. Et c’est à force de constater les bienfaits qu’ont ces massages sur mon corps et mon moral que j’ai décidé de m’octroyer ce genre de moment plus régulièrement. Ayant la chance de pouvoir tester différents spa et instituts pour mon travail, je ne boude plus mon plaisir. Pendant longtemps j’ai pourtant décliné les invitations et autres bons cadeaux du genre. Je n’aimais pas l’idée d’aller me faire masser. Par pudeur sans doute, mais aussi parce que j’ai longtemps considéré cela comme une perte de temps, un loisir de personnes aisées en proie à l’ennui.

C’est finalement un voyage en Polynésie en 2012 qui m’a fait réviser mon jugement. Là-bas, comme dans nombre de pays d’Asie, le massage est pratiqué quotidiennement et ce dès la naissance. Comme on donne un bain aux tout petits, on les masse longuement avec de l’huile de Monoï. Ce moment, loin d’être uniquement « oisif » est avant tout une façon de « soigner » le corps et l’esprit, de prévenir et même parfois de guérir certains maux et bobos en apprenant à mieux ressentir et donc à mieux écouter son corps et les signaux qu’il nous envoie.

C’est cette approche thérapeutique qui me séduit aujourd’hui. Aussi, j’essaye de me réserver un massage du corps ou une séance de réflexologie tous les mois à peu près. Pour cela, j’ai mes adresses : le Lanqi spa d’abord, où le rapport qualité-prix est imbattable, ou La Maison du Tui Na (même combat).

Pour un « simple » moment de détente, je recommande régulièrement le modelage aux graines chaudes d’Entada Yves Rocher (je n’ai que des retours positifs, sans compter son prix doux). Enfin, pour un très beau cadeau « Zen », je conseille les yeux fermés le spa Thémaé et son massage Lomi-Maé ou le spa Thalgo et son rituel Esprit de Polynésie.

En février, j’aimerais retourner au Spa Mont Kailash. Leur massage signature Hor Me qui consiste à stimuler des points d’acupuncture grâce à des pochons d’herbes médicinales chauffés, le tout pendant 90 mn, m’intrigue assez.

Entre temps, j’ai déjà pris RDV chez l’ostéopathe, un rituel annuel qui me permet de retrouver l’équilibre, au sens propre.

Et vous, quelles sont vos médecines douces ?

Remettre à demain

Des mois que je n’ai pas posté une seule ligne ici. Au début je dois l’avouer, j’ai, comme d’habitude, pas mal culpabilisé. Je me suis cent fois promis de me rattraper en postant davantage « la semaine prochaine ». Puis la suivante. Puis rien du tout.

Le jus m’a manqué. Et là où, auparavant, j’aurais donné le dernier le dernier coup de collier qui m’aurait laissée nerveusement épuisée avant l’été j’ai décidé, semi consciemment je crois, de lever le pied. Surtout, d’accepter, quelque part, que je ne suis pas ce surhomme que j’aimerais tant pouvoir observer dans la glace le matin.

Entre un boulot de plus en plus prenant et l’esquisse de projets perso de plus en plus concrets, c’est le blog et plus globalement le temps certain que je passe chaque jour sur les réseaux sociaux qui en a pâti…

Sur ce coup là pourtant, remettre à demain m’a finalement fait le plus grand bien. Parce qu’une fois la période de culpabilisation passée, c’est l’observation, la mise à distance et, enfin, le lâcher prise vis à vis de mes « obligations digitales » qui s’est fait sentir. Jusqu’à ce matin où je me suis aperçue avoir délaissé mes applis Twitter et Instagram plusieurs jours d’affilé sans en avoir ressenti le manque. Sans m’être imposée la sacro sainte « digital detox » de l’année, celle qui fait que chaque été ou presque depuis 3 ou 4 ans -aidée par une réseau corse capricieux-, je m’oblige à laisser mon téléphone au fond de mon sac pour au moins 8 jours. Encore une « obligation », toujours une certaine forme de « contrôle de soi » en tout cas.

Maintenant, j’ai évidemment des tas de choses à vous raconter, plus ou moins intéressantes. D’ailleurs, là aussi je préviens, j’ai décidé d’arrêter de me mettre la pression avec « le bon post », « la bonne astuce », « la découverte chouette » à partager à tout prix ici. Il y a des jours où, comme vous je suppose, je n’ai pas grand chose à raconter. Or, déformation professionnelle oblige, c’est quelque chose qui m’a souvent bloquée au moment d’écrire ici. Ne « rien » apporter dans l’information, la réflexion, le conseil ou le service m’a en effet jusqu’alors semblé assez malvenu. Et pourtant, je suis la première à me délecter des récits très quotidiens, -pas toujours enlevés certes- de certaines blogueuses, des personnes plus que des personnalités (pour en connaitre quelques-unes) qui me touchent dans leur façon de, justement, relater l’ordinaire, ce qui touche au réel, à l’intime et donc un peu à l’universel.

Sur ce, je retourne à mes devis travaux et cuisine. Pendant mon absence ici, Mister T. et moi-même avons donc acheté un appartement. Folie.

Basgi !

P.S. En ouverture de ce post, un morceau de Haute-Corse sans filtre, depuis l’un des sentiers de randonnée de la Castagniccia.

P.S 2 : Si vous êtes tombé sur une page d’erreur en tentant d’afficher le blog ces derniers jours c’est tout à fait normal : j’ai tellement lâché prise que j’ai oublié de renouveler nom de domaine et hébergement.