L’art du brushing

IMG_0504

Samedi, je suis enfin allée chez le coiffeur. Après plus de six mois sans avoir vu une paire de ciseaux -vous savez ce qu’on dit, ce sont les cordonniers les plus mal chaussés- j’ai poussé la porte du salon Franck Provost au 87, rue d’Alésia en début d’après-midi. C’est Mathilde, et sa toute nouvelle tête (elle aussi devenue blonde), qui m’a donnée le coup de pieds au derrière final. Cela fait pourtant près de trois semaines que je me répète en boucle qu’il est « vraiment temps de faire quelque chose ». Prendre le temps de prendre rendez-vous, ça en revanche, c’est une toute autre affaire -dit la fille dont le mantra du blog est « Tromper de temps et en prendre pour soi ». De fait, j’ai donc opté pour l’option « sans rendez-vous ».

Lire la suite

Comment twister une queue-de-cheval en 30 secondes

IMG_9570-1024x1024

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler coiffure. Non, pas coloration, mais bel et bien coiffure, ou plutôt d’un monument de la coiffure, un classique rapido pratico: la queue-de-cheval.

Maintenant que j’ai les cheveux mi-longs, ce qui n’était pas arrivé depuis mes 16 ans je crois, je recommence à m’intéresser de près aux accessoires et autres techniques de coiffage. Bon, soyons clairs, ce n’est pas demain que j’oserai le chignon banane ou la tresse fishtail pour aller au boulot. Néanmoins, il y a du progrès pour moi qui, en général, me contente d’un coup de brosse avant d’aller bosser.

Il y a quelques mois, je me suis par exemple essayé au fameux bun en mousse pour un chignon facile et canon (c’est à dire, tout rond et plein de volume). Pour info, on trouve désormais des kits tout prêts -élastiques et épingles neige comprises- à acheter en grande surface et parfumeries. Le résultat était plutôt sympa mais un brin trop « tiré à quatre épingles » -justement- pour avoir l’envie de m’affubler du bidule tous les matins. Je le réserve donc à quelques occasions. Comme ces rares jours où il m’arrive de tomber du lit.

Après l’épisode des collants pour des boucles rebondies -un succès à chaque fois-, j’ai également investi dans un kit de bigoudis flexibles pour des anglaises balèzes. Dans mon souvenir, j’avais 8 ans environ et le résultat était dingue. C’est toujours le cas. Sauf que… Allez dormir avec des bigoudis dans les cheveux, même en mousse et même flexibles, vous m’en direz des nouvelles.

Un peu à court d’idées, je me suis donc rabattue sur la queue-de-cheval. Probablement LA coiffure la plus facile à réaliser, celle qu’on peut nouer en moins d’une minute, sans miroir, l’oeil fermé et le pied levé. Sauf que, passé quelques jours, j’ai eu envie de la twister un peu. C’est pile à ce moment là que, chemin faisant dans les rayons de Monoprix, je suis tombée sur le kit « Pics queue-de-cheval inversée » Babyliss. A moins de 5 euros, ça ne valait pas le coup de se priver.

Je vous explique comment ça marche pas à pas et photos à l’appui, comme une vraie blogueuse.

IMG_9565-1006x1024

1- Cheveux démêlés, élastique et pics en main. Dans le kit, deux tailles sont dispo, le plus petit est idéal pour une demi-queue de cheval inversée. Le plus gros pour une queue-de-cheval inversée, en fonction de la masse capillaire.

IMG_95661-1024x1024

2- Je réalise une queue-de-cheval classique à l’aide d’un élastique fin sans attache métallique (pour ne pas arracher de cheveux).

IMG_9567-1024x1024

3- Je passe le pic derrière l’élastique.

IMG_9568-1024x1024

4- Je relève la queue-de-cheval et la passe dans l’anneau.

IMG_9569-1014x1024

5- En retenant la queue-de-cheval à sa base d’une main, je tire sur le pic de l’autre pour renverser la queue-de-cheval.

IMG_9570-1024x1024

6- Je n’ai plus qu’à tirer sur les pointes pour fixer la coiffure.

Plusieurs autres coiffures sont possibles à partir de cette base. Pour une couronne renversée, on peut par exemple roulotter le reste des mèches vers le haut et faire tenir le tout à l’aide d’épingles.

Compliments garantis.

Suivez Mon aparté beauté sur Facebook, Twitter et Instagram

Le jour où je suis devenue blonde

11313604_447687298747682_1562664319_n

C’était la veille de l’après. Le 12 novembre.

Quelques jours auparavant, je me souviens avoir pensé qu’il était temps de rafraîchir ma coupe, histoire d’être présentable à mon nouveau boulot. Au téléphone, je me suis entendue dire: « Alors ce sera pour une coupe. Et une couleur ». J’ai raccroché, pas vraiment sûre de mon coup.

Je n’avais rien « fait » à mes cheveux depuis le mois de mai. Sous le soleil corse de cet été, ils avaient blondi. Je les y avais un peu aidé avec la gelée éclaircissante L’Oréal Paris, un gadget ultra pratique à utiliser sur cheveux secs, lequel a réussi à illuminer ma crinière d’au moins deux tons. « Tu as fait une couleur? Ca te va bien! », me suis-je ainsi entendue dire au moins deux fois par semaines depuis la rentrée de septembre. Visiblement, le blond ne choquait pas.

Entre temps, j’ai commencé -et depuis englouti- la série british, The Hour. Fascinée par les costumes et le décor de l’intrigue qui se déroule au sein de la rédaction de la BBC à Londres dans les années 1950, j’ai littéralement flashé sur le blond de la boss, Bel alias Money Penny.

Voyez plutôt.

tumblr_nqexzf8Qzs1scbjwso3_500

http://thehour1956.tumblr.com/

tumblr_n4ar5oIAwt1s10yeto1_1280

http://thehour1956.tumblr.com/

C’est avec ces images en tête – mais aussi enregistrées sur mon téléphone- que j’ai poussé la porte du salon SACO*, près de Châtelet. Pour la petite histoire, j’avais gardé un bon souvenir du lieu après avoir été conviée à une soirée presse quelques mois plus tôt. L’endroit, neuf, spacieux et lumineux, possède son propre bar à couleurs -et les coloristes qui vont avec. Je me rappelle avoir été écoutée comme rarement alors que j’exposais mes désidératas et contraintes du quotidien -« je n’aime pas les brushings », « je ne me sèche quasiment jamais les cheveux », « je déteste devoir utiliser des produits coiffants »- au Art Director Olivier.

Je n’ai pas été déçue cette fois-ci non plus. Après m’avoir servi un thé, Florian, coloriste depuis 10 ans, a longuement regardé la couleur mais aussi la texture de mes cheveux. Nous avons discuté de mon été à base de gelée éclaircissante. J’ai eu peur de le fâcher mais ce ne fut pas le cas, mes cheveux n’ayant visiblement pas souffert du traitement. Je lui ai raconté ma longue période « rousse », le henné d’abord, les colos maison ensuite. Et puis mon passage révélation chez Frédéric Mennetrier, mon changement de job, mon besoin de changer de tête comme une manière de signifier dehors ce qu’il se tramait dedans. Je lui ai montré les photos. « Je vois. On va partir sur un blond cendré, c’est faisable », m’a expliqué Florian après avoir indiqué que l’avantage de cette couleur était l’absence de doré. « Le doré sur nos teints très pâles, c’est difficile à porter », a-t-il ajouté, grimaçant.

Florian a travaillé par « étages », procédant d’abord à un mèche à mèche choisi avant de me faire passer au bac et d’appliquer une platine pour harmoniser le tout. « De cette façon, ça devrait bien vieillir, tu n’auras pas d’effet ‘barre de racines' », m’a-t-il rassurée.

Une deuxième tasse de thé plus tard, je suis finalement passée à la coupe avec Alexis. Alors que j’étais un peu mi figue mi raisin sur le sujet -j’avais tout donné pour la colo-, ce dernier a assené, rieur: « Il va falloir choisir: ou au dessus de l’épaule, ou en dessous mais pas entre les deux, ce n’est pas équilibré! » J’ai décidé de conserver mes longueurs, le laissant travailler des longueurs plus courtes sur le haut du crâne pour donner dynamisme et volume à la coupe. Une mèche -et non pas une frange- taillée au millimètre près plus tard, j’ai eu du mal à me reconnaître dans le miroir.

Cela dit, je ne regrette rien.

 

*Salon SACO, 18, avenue Victoria, 75001 Paris. Tarifs: selon la longueur des cheveux, la prestation technique (couleur, tie and dye, mèches…) et le grade du coiffeur (Stylist, Senior Stylist, Master Stylist, Art Director). Pour info, mon voyage en blondinie m’a coûté 150 euros -trois heures de prestation.

 

Rejoignez-moi sur Facebook, Twitter et Instagram