2015, lâcher prise

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Après les richesses de 2014, j’ai parfois souvent eu l’impression de stagner en 2015. Il faut dire que l’année avait particulièrement mal commencé sous le ciel clair de janvier. Elle s’est depuis terriblement mal finie. Entre les deux, ballotée par les impératifs du quotidien et l’espoir de jours plus sereins, mes certitudes, mes idéaux aussi, en ont pris un coup.

Comme beaucoup, les récents événements m’ont poussée à remettre pas mal de choses en question. « Qui suis-je?, Où vais-je? Qu’est-ce qui m’importe? ». Si ces interrogations existentielles ont particulièrement résonné en moi tout au long de 2015, les derniers mois de l’année ont, heureusement, apporté leur lot de réponses. Un début, au moins.

J’ai par exemple compris que tout ne dépendait pas de moi. Cela peut paraître prétentieux dit comme cela mais dans une société qui nous exhorte régulièrement au dépassement de soi et à la réussite individuelle, qui nous explique en long en large et en travers comment bien manger, comment bien baiser, voire comment bien penser, réaliser -ou plutôt conscientiser, enfin-  que malgré les efforts, malgré l’abnégation, les choses peuvent quand même foirer -et ce, dans tous les domaines- est un soulagement inégalé. Attention, je ne parle pas non plus de destin ou de fatalité. Ce serait un peu facile. Et obscur. Non, j’ai simplement fini par admettre qu’au sein d’un tout, il y a des choses qui me dépassent et sur lesquelles, malgré toute ma bonne volonté, je n’ai pas de prise. De fait, il ne suffit pas seulement de « s’accrocher ». Il faut aussi, parfois, savoir lâcher l’affaire.

L’autre découverte, pas forcément glorieuse, mais salutaire, participe de la connaissance de soi. J’ai finalement réalisé très récemment qu’entre mes aspirations, autres modèles fantasmés à atteindre et mon « moi » actuel, celui du quotidien, de la réalité, il y a bel et bien un monde. Voire deux. En bref, que le « moi » idéal auquel j’aspire ne colle pas forcément à la personne que je suis. Pire, qu’il ne lui conviendrait sans doute pas.

Par exemple, il me plairait assez d’arborer le physique d’un ange Victoria’s Secret. Problème n°1:  à moins d’être aveugle, force est de constater que Miranda Kerr et moi ne sommes pas taillées sur le même modèle. Problème n°2, de loin le plus important ou du moins celui qui nous intéresse pour illustrer mon propos: je ne suis absolument pas prête à m’imposer l’hygiène de vie drastique de ces filles. Caricaturalement, manger des graines toute la journée et m’astreindre a minima à deux heures de sport par jour, ce n’est tout simplement pas moi (et puis où trouverais-je le temps? Je vous le demande). Problème n°3: est-il souhaitable, finalement, de ressembler à Miranda Kerr et de s’inscrire ainsi dans la continuité d’une vision fantasmée du corps féminin? Pas si sûre.

A ce sujet, la chronique du 01 janvier 2016 du blogueur Mark Manson sur Quartz a eu un écho singulier en moi. Alors que la période est propice aux bilans et autres vastes « bonnes » résolutions du type « Reprendre ma vie en main », Mark Manson invite à se poser les questions difficiles. Non pas « Qu’est ce que je veux dans la vie? », laquelle amène généralement des réponses du type « Etre heureux, avoir une famille et un job qui me plaît », programme si vaste qu’il ne veut plus rien dire, mais plutôt « Pour quoi suis-je prêt à lutter dans la vie? » ou encore « Quelles peines êtes-vous prêts à endurer pour atteindre tel ou tel but? ». Ce qui implique une certaine dose de lucidité quant à ses propres limites… Et, de fait, l’ajustement de ses objectifs.

Que les vôtres soient, en 2016, couronnés de réussite, jalonnés de joies, porteurs d’épanouissement et de sérénité. C’est tout ce que je vous souhaite 🙂

 

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